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e République (1946-1958)
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Le référendum du 21 octobre 1945 jette les
bases du nouveau régime. Celui du 13 octobre 1946 donne
une Constitution. Mais le jeu des partis et les événements
de 1958 liés à la guerre d'Algérie précipiteront
sa chute.
La naissance laborieuse de la quatrième République
(1944-1946)
Avec la Libération du territoire national durant l'été
1944 est instauré sous l'autorité du général
de Gaulle le Gouvernement Provisoire de la République Française
(GPRF). Par un référendum du 21 octobre 1945, les
Français rejettent le retour aux institutions de la troisième
République et confient à une Assemblée constituante
élue le même jour le soin d'élaborer une nouvelle
constitution. Un premier projet instituant un régime d'assemblée
est rejeté par le peuple lors du référendum
du 5 mai 1946.
Un second projet de constitution, instaurant un régime
de type parlementaire, est adopté par les électeurs
à l'automne : la Constitution de la quatrième République
est promulguée le 27 octobre 1946, provoquant la démission
du général de Gaulle qui voit en elle un retour
aux faiblesses du régime d'avant-guerre (Discours de Bayeux
du 16 juin 1946).
Vie et fin de la quatrième République
(1946-1958)
Les nouvelles institutions ne sont pas sans rappeler celles du
précédent régime : un président de
la République effacé, un président du Conseil
titulaire du pouvoir exécutif et chef du Gouvernement mais
dépendant du Parlement, et ce dernier (divisé en
deux chambres, l'Assemblée nationale et le Conseil de la
République) doté de très larges prérogatives.
Le Préambule de la Constitution de 1946 reconnaît
l'existence d'une continuité républicaine en se
référant à la Déclaration des Droits
de l'Homme et du Citoyen de 1789 et aux "principes fondamentaux
reconnus par les Lois de la République", tout en instituant
de nouveaux droits et libertés à l'ensemble des
citoyens en matière économique et sociale.
Marquées à travers un ensemble de dispositions complexes
par un effort de rationalisation du système parlementaire,
les institutions de la Quatrième République vont
pourtant très vite révéler leurs lacunes
face au jeu des partis (PCF, SFIO, MRP, RPF), rendus tout-puissants
par l'usage du scrutin proportionnel et qui font et défont
les gouvernements au gré de leurs alliances politiques.
Pas moins de 24 gouvernements se succèdent pendant les
12 années que dure le régime. Il en résulte
un certain immobilisme, aggravé de surcroît par les
guerres de décolonisation (Indochine, Algérie),
qui contraste avec le retour à la prospérité
et la réalisation de nombreuses prouesses technologiques.
C'est donc au terme d'une lente érosion et sous le coup
fatal des événements de 1958 liés à
la guerre d'Algérie, que s'effondre le système de
la quatrième République. Le général
de Gaulle est investi Président du Conseil le 1er juin
1958. S'amorce alors une dynamique qui conduira à l'adoption
par référendum (28 septembre 1958) de la Constitution
de la cinquième République : celle-ci, promulguée
le 4 octobre 1958 et toujours en vigueur aujourd'hui, opère
un changement radical par rapport au système antérieur.
1946 IVème République, Conseil de la République
1949 Groupe du rassemblement des gauches républicaines
et de la Gauche démocratique
1952 Groupe de la Gauche démocratique et du rassemblement
des Gauches Républicaines.
1956 Groupe de la Gauche démocratique
1956 (Janvier) Groupe de la Gauche démocratique
Groupe de la Gauche démocratique
Le
groupe de la gauche démocratique comprend et accueille
dans un vaste rassemblement démocratique et libéral,
quelles que soient leurs formations politiques d'origine, tous
les élus au Conseil de la république passionnément
attachés au maintien de la grandeur et de l'unité
française et à la sauvegarde de nos libertés
démocratiques traditionnelles, épris de justice
sociale et de progrès continu dans le respect du droit
de propriété et de la libre entreprise, animé
d'un esprit libéral et tolérant opposé à
tout sectarisme, soucieux d'affirmer l'autorité de l'Etat
républicain et la primauté de l'intérèt
général.
Le groupe n'a cessé de réclamer la révision
de la constitution de 1946 que ses élus n'ont pas voté,
pour obtenir un exécutif stable qui gouverne effectivement,
un véritable régime bicaméral, un équilibre
plus harmonieux et plus efficace entre le pouvoir exécutif
et le pouvoir législatif, tout en considérant que
pour atteindre pleinement ces objectifs, une réforme électorale
à caractère majoritaire s'imposait pour inciter
le peuple de France à se rassembler et à s'unir
sur des idées essentielles.
Le groupe estime que la crise grave que vient de traverser le
pays eut été évitée si ces principes
avaient été retenus et a enregistré avec
satisfaction la volonté du gouvernement de les appliquer
en vertu de la délégation sollicitée et accordée
qui rappelle, au surplus, que toute constitution doit mettre en
oeuvre les principes républicains constants d'après
lesquels tout pouvoir trouve sa source dans le seul suffrage universel
et que le gouvernement doit être responsable devant le Parlement.
La solution du problème des relations entre la Métropole
et les Territoires d'outre mer conditionnent dans une très
large mesure l'avenir du pays et de la République. L'autonomie
interne pour la gestion de leurs propres affaires par les populations
d'outre mer et l'organisation dans une union fraternelle et consentie,
dans le cadre d'une association de "type fédéral"
doivent assurer le climat nécessaire à l'épanouissement
de l'oeuvre de progrès et au maintien des liens de solidarité
indispensables à tous les éléments de la
Communauté.
Le groupe se déclare résolu à maintenir et
à resserrer nos alliances traditionnelles, à défendre
et à développer les institutions européennes.
Dans cette Assemblée parlementaire, élue au suffrage
universel indirect et représentant les collectivités
locales dans le régime bicaméral, reconnue nécessaire
par le chef du gouvernement, le groupe entend poursuivre la politique
de rigueur budgétaire traditionnelle dans une telle chambre
du Parlement, une politique d'expansion économique agricole
et industrielle dans la stabilité monétaire, la
mise en oeuvre d'un programme hardi de construction sur tout le
territoire et une réforme de l'enseignement assurant à
notre jeunesse nombreuse une formation intellectuelle, morale
et civique adaptée aux nécessités du monde
moderne et aux exigences de la démocratie.
Ce faisant, les chances de notre pays demeureront intactes et
il devra connaître, par et dans la liberté, un nouvel
et magnifique essor.
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