BONNEFOUS Édouard
BOURGEOIS Leon
BRIVES Louis
CAILLAUX Joseph
CARTIGNY Ernest
CHAUTEMPS Camille
CLEMENCEAU Georges
COMBES Emile
DAILLY Étienne
DEBRÉ Michel
DOUMER Paul
DOUMERGUE Gaston
DUMONT Charles
DURAFOUR Michel
FALLIERES Armand
FAURE Edgar
FAURE Maurice
GIACOBBI François
HERRIOT Edouard
LEJEUNE Max
MITTERRAND François
MOINET Josy
MONNERVILLE Gaston
PAUL-BONCOUR Joseph
PELLETIER Jacques
PISANI Edgard
QUEUILLE Henri
RANC Arthur
ROUVIER Maurice
SARRAUT Albert
SEMPÉ Abel
STEEG Jules
VALADIER Jean

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Arthur RANC (1831 - 1908)

Impliqué durant le Second Empire dans le complot de l'Opéra comique, Arthur Ranc est condamné à un an de prison et déporté à Lambessa dont il parvient à s¹enfuir pour gagner la Suisse. Il rentre en France grâce à l'amnistie de 1859.
En 1870, il est nommé maire du IXème arrondissement de Paris et part en ballon pour rejoindre Gambetta à Tours.
En 1873, il est élu député du Rhône. Sous le Gouvernement de mai, il est poursuivi pour avoir participé à la Commune et se réfugie en Belgique. Condamné à mort par contumace, il doit attendre l'amnistie de 1879 pour regagner Paris.
Elu député de la Seine en 1881, il doit attendre 1891 pour retrouver au Sénat un mandat parlementaire.
En 1900, il entre comme rédacteur en chef au Radical, mais ses écrits lui valent de perdre son siège sénatorial. Il regagne le Sénat en 1903 comme élu de la Corse en remplacement d¹Emile Combes. Il est avec celui-ci l¹un des fondateurs du groupe de la Gauche Démocratique , dont il devient le premier président en 1892.
En 1906, il remplace Clemenceau comme rédacteur en chef au journal L'Aurore.

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du Groupe


Liste des sénateurs
depuis 1892

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Emile COMBES (1835-1921)

Docteur en théologie, docteur en médecine
Principal dirigeant du radicalisme, Emile Combes est élu sénateur de la Charente-Inférieure en 1885 et devient, en 1893, président du tout nouveau groupe parlementaire de la Gauche Démocratique.
En 1895, il entre dans le cabinet Léon Bourgeois comme ministre de l'Instruction Publique.
De 1902 à 1905, président du Conseil, il développe le "combisme", politique militante et anticléricale du Bloc des gauches.
En 1905, le ministère Combes est renversé après "l'affaire des fiches". Combes se retire alors dans une demi-retraite, demeurant sénateur jusqu'à sa mort en 1921, présidant le parti radical en 1911-1912 et ne jouant plus aucun rôle actif en dépit de sa présence comme ministre d'Etat dans le cabinet d'Union nationale d'Aristide Briand de 1915 à 1916.




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Georges CLEMENCEAU (1841-1929)

Georges Clemenceau commence sa carrière politique au lendemain de la chute du Second Empire comme maire du XVIIIème arrondissement de Paris, élu sous l'étiquette radicale.
En 1876, il est élu député de la Seine et devient à la place de Gambetta le chef des radicaux. Défenseur du nationalisme continental, il attaque la politique coloniale de Jules Ferry.

Avec Arthur Ranc et Jules Joffrin, il participe à la création de la Société des Droits de l'Homme et du Citoyen.
Il est accusé à la Chambre par Déroulède d'être un agent de l'étranger et de renverser les gouvernements pour paralyser le redressement du pays.
Ecarté du pouvoir pendant neuf ans, il mène une grande activité journalistique. Il publie dans La Justice et devient l'Editorialiste de L'Aurore.
De 1902 à 1920, il est élu sénateur du Var et s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-socialiste. Il entre dans le cabinet Sarrien en 1906 comme ministre de l'Intérieur, est nommé la même année président du Conseil et dirige jusqu'en juillet 1909 un des plus longs gouvernements de la IIIème République.Il décide de créer un ministère du Travail pour préparer les réformes sociales.
En 1913, il fonde L'Homme Libre qui devient en 1914 L'Homme enchaîné.
Poincaré, Président de la République, lui demande de former le gouvernement en 1917. Clemenceau définit son programme par le slogan : "Je fais la guerre."
Surnommé "le Tigre", il exerce une véritable dictature de Salut Public réduisant le Parlement à un rôle de chambre d'enregistrement et le gouvernement à celui d'organe d'exécution.

Portant une grande responsabilité dans le Traité de Versailles, il demeure au pouvoir jusqu'en 1920, jour de l'élection à la présidence de Paul Deschanel.



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Armand FALLIERES (1841-1931)

Diplômé de la faculté de droit / Avocat

Elu conseiller municipal de Nérac, il devient maire et conseiller général en 1871. En 1873, lors de la chute de Thiers, le gouvernement le suspend de ses fonctions tant il manifeste ses opinions républicaines.
Député du Lot-et-Garonne en 1876, il est réélu en 1881, 1885 et 1889.
A partir de 1880, il participe à de nombreux gouvernements et devient sous-secrétaire d'Etat à l'Intérieur et au culte puis ministre de l'Intérieur et des cultes de 1882 à 1883 dans le cabinet Duclerc, ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts en 1883, ministre de l'Intérieur en 1887 dans le cabinet Rouvier puis dans le cabinet Tirard et enfin ministre de la Justice et des cultes en 1889 dans le cabinet Freycinet.

Sénateur du Lot-et-Garonne à partir de 1890, Armand Fallières s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique à la fin de l'année 1891, date de la création du groupe. Il vote contre la "loi de dessaisissement" dans l'affaire Dreyfus. Le surlendemain, il est élu président du Sénat et est constamment réélu jusqu¹en 1906.

Le septennat d'Emile Loubet terminé, le 18 janvier 1906 à Versailles, Fallières, soutenu par Clemenceau, est élu au premier tour de scrutin Président de la République jusqu'en 1913.
A la fin de son mandat, il quitte le pouvoir et renonce à tout mandat.



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Maurice ROUVIER (1842-1911)

Député puis sénateur des Alpes-Maritimes, il commence sa carrière dans le sillage de Léon Gambetta, en collaborant à son journal, La République. La crise boulangiste cause la chute de son gouvernement modéré (1887). Plusieurs fois ministre des Finances, Maurice Rouvier s'avère être un excellent gestionnaire. Bien que bénéficiant d'un non-lieu après son implication dans le scandale de Panama,cette affaire ralentit sa carrière. De retour au gouvernement, il enterre le projet d'impôt sur le revenu, alors que la crise ouverte par les Inventaires des biens de l'Eglise est fatale pour ses ambitions politiques.



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Léon BOURGEOIS (1851-1925)

Diplômé de la faculté de droit
Avocat, théoricien du radicalisme
Elu député de la Marne en 1888, Léon Bourgeois est membre de nombreux gouvernements de 1888 à 1895 où il exerce les fonctions de sous-secrétaire d'Etat, ministre de l'Intérieur, ministre des Beaux-arts et de la Justice.
Il se présente au Sénat en remplacement du Duc d'Audiffret-Pasquier comme sénateur de la Marne en 1905. Inscrit au groupe de la Gauche Démocratique, il est élu au renouvellement de 1906 puis de 1920, date à laquelle il est investi de la présidence de la Haute-Assemblée.
Prix Nobel de la Paix en 1920, il devient Premier président de la Société des Nations en 1919 et le reste pendant un an.
Cette longue carrière parlementaire donna naissance à une non moins importante carrière gouvernementale. Après avoir été sous-secrétaire d'Etat à l'Intérieur dans le cabinet Floquet en 1888, il devient ministre de l'Intérieur en 1890 dans le 2ème cabinet Tirard, puis ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts dans le 4ème cabinet Freycinet. Il conserve ce portefeuille dans le cabinet Loubet, prend le ministère de la Justice dans le premier cabinet Ribot en 1892 pour le conserver dans le 2ème cabinet Ribot.
Président du Conseil en 1895, il le reste jusqu'en 1896 où il doit démissionner. Il retrouve le portefeuille de l'Instruction publique et des Beaux-arts dans le deuxième cabinet Brisson et celui des Affaires étrangères dans le cabinet Sarrien en 1906. Il se voit attribuer celui du Travail et de la prévoyance sociale dans le premier cabinet Raymond Poincaré en 1912, reprend celui des Affaires étrangères dans le 4ème cabinet Ribot, devient ministre d'Etat dans le 5ème cabinet Briand en 1915 et retrouve celui du Travail et de la prévoyance sociale dans le 5ème cabinet Ribot en 1917 et redevient Ministre d'Etat dans le premier cabinet Painlevé en 1917.
Il occupe les fonctions de Président de la Chambre des Députés de 1902 à 1904.
Titulaire de différents portefeuilles ministériels, il a contribué à la reconstitution des universités, à la réforme primaire et à l'organisation de l'enseignement post-scolaire. Il fit voter les lois sur le repos hebdomadaire, sur les assurances du travail, sur le bien de la famille insaisissable, sur le salaire de la femme mariée.



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Paul DOUMER (1857 - 1932)

Diplômé d'une licence de mathématiques, professeur.
Il débute au Courrier de l'Aisne, journal qu'il quitte quelque temps aprés pour fonder La Tribune de l'Aisne qui devient l'organe du parti radical.
Conseiller municipal en 1885 et adjoint au maire de Laon, il est élu député de l'Aisne en 1888, puis député de l'Yonne en 1891.
Ministre des Finances dans le cabinet radical de Léon Bourgeois en 1895, il est nommé l'année suivante gouverneur d'Indochine et occupe ce poste jusqu'en 1902.
Député de l'Aisne de 1902 à 1912, il se voit confier la présidence de la Chambre.
Il siège à la Haute-Assemblée comme sénateur de la Corse en 1912. Il est réélu en 1921 et en 1930. Il est inscrit au groupe de la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste.
Membre de plusieurs gouvernements, il exerce les fonctions de ministre d'Etat dans le premier cabinet Painlevé en 1917 puis ministre des Finances dans le cabinet Briand de 1921 à 1922 puis de 1925 à 1926.

Président de la Haute Assemblée en 1927, il devient Président de la République en 1931. Il est assassiné l'année suivante.



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Gaston DOUMERGUE (1863-1937)

Diplômé d'études de droit
Avocat inscrit au barreau de Nîmes en 1885

Il entre dans la magistrature et, sur sa demande, est nommé juge en Indochine en 1890 puis est envoyé en 1893 en Algérie comme juge de Paix.
Elu député du Gard en décembre 1893, il s'inscrit au groupe radical-socialiste et devient secrétaire de la Chambre des Députés de 1895 à 1896. Réélu en 1898, son influence et son rôle au sein de la Gauche grandissent.
Lors du renouvellement de la Chambre en 1902, il conserve sans difficulté son siège et est appelé, par la suite, à entrer dans le cabinet Combes comme ministre des Colonies, jusqu'en 1905.
Revenu siéger à la Chambre après la chute du ministère Combes, il est élu vice-président de celle-ci de 1905 à 1906.
En mars 1906, il se voit confier le portefeuille du commerce, de l'industrie et du travail dans le cabinet Sarrien puis dans le premier cabinet Clemenceau. Il remplace Briand au ministère de l'Instruction publique et des Beaux-arts en janvier 1908.
Il entre au Sénat en 1910 et occupe le fauteuil laissé vacant dans le Gard par Desmons, décédé, et s'inscrit, comme ce dernier, au groupe de la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste. Il est réélu en 1912 et en 1921.
Il accepte en décembre 1913 de former un cabinet "d'entente républicaine", prenant le portefeuille des Affaires étrangères. Il revient au Quai d'Orsay en 1914 puis retrouve le ministère des Colonies au sein des cinquième et sixième cabinets Briand jusqu'en 1917. Cette même année, il reprend son activité sénatoriale et préside le groupe de la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste.
En février 1923, il remplace Léon Bourgeois à la présidence du Sénat. Il est réélu en 1924. De 1924 à 1931, il devient Président de la République puis président du Conseil de février à novembre 1934.



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Joseph CAILLAUX (1863-1944)

Inspecteur des Finances.

Elu député de la Sarthe en 1898, Joseph Caillaux exerce les fonctions de ministre des Finances dans le cabinet Clemenceau en 1906 puis dans le ministère Monis en 1911. La même année, Armand Fallières lui fait appel à lui pour constituer le gouvernement. Il devient alors président du Conseil.
Il engage un grand nombre de mesures financières qui lui permettent de remanier de fond en comble le système fiscal et de présenter des budgets en excédent.
En 1912, il est éloigné provisoirement du gouvernement suite à la convention signée avec l'Allemagne. Il est nommé ministre des Finances du cabinet Doumergue en 1913.
En 1918, Clemenceau fait arrêter Caillaux sous le chef d'inculpation ³d¹intelligence avec l¹ennemi². Condamné à 3 ans d¹emprisonnement et à la privation de ses droits politiques en 1920, il est amnistié en 1924 et recouvre ses droits politiques l¹année suivante.
En 1925, il redevient ministre des Finances dans le cabinet Painlevé puis est élu sénateur de la Sarthe. Il s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique où il tient un rôle prépondérant.
En 1926, il entre dans le cabinet Briand comme ministre des Finances. A partir de cette date et jusqu'à la fin de la IIIème République, Caillaux, devenu président de la commission des Finances du Sénat, se contente du pouvoir que lui vaut cette position de second personnage du Sénat.
En Juillet 1940, il vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et meurt en novembre 1944 après avoir passé les dernières années de sa vie à écrire des Mémoires pour justifier son action.



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Charles DUMONT (1867-1939)

Agrégé de philosophie, docteur en droit.

Député du Jura en 1898, Charles Dumont est réélu en 1902, 1906, 1910, 1914 et 1919.
Président de la délégation des gauches en 1912, il exerce les fonctions de ministre des Travaux publics et des Postes et télégraphes dans le cabinet Monis en 1911 puis dans le cabinet Barthou en 1913.
Conseiller général du Jura puis président de cette Assemblée départementale en 1913, il devient, en 1914, président du conseil d'administration de la société centrale des banques de province.
Réélu à l¹unanimité rapporteur général du budget en 1920, il devient sénateur du Jura en 1924 et s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste.
Ministre des Finances dans le premier cabinet Chautemps de février à mars 1930, il se voit confier le ministère de la Marine militaire dans les trois cabinets Laval successifs et devient l'artisan de la renaissance navale.

Pendant la première guerre mondiale et la législature de 1919-1924, il occupe le poste de Commissaire aux armées.



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Jules STEEG (1868-1950)

Licencié en droit
Licencié és lettres, agrégé de philosophie

1892 : professeur à l'Ecole alsacienne
1905 : avocat au barreau de Paris.

Député radical-socialiste dans le XIVème arrondissement de Paris en 1904, il siège à la Chambre jusqu'en 1914. En 1907, il est nommé rapporteur du budget de l'Instruction publique.
Il est membre par la suite de plusieurs gouvernements dans lesquels il exerce les fonctions de ministre de l'Intérieur dans le cabinet Poincaré en 1912, ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts dans les 3ème et 4ème cabinets Briand en 1913, ministre de l'Instruction publique dans le cabinet Ribot en 1917, ministre de l'Intérieur dans le cabinet Painlevé en 1917 puis dans les cabinets Millerand et Leygues en 1920.
Sénateur de la Seine en 1914, il est réélu en 1920, en 1927 et en 1936. Il est inscrit au groupe de la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste.
En 1921, il devient Gouverneur général de l'Algérie et sera nommé commissaire général au Maroc en 1925.
Il revient au gouvernement comme ministre de la Justice dans le cabinet de conciliation à gauche formé par Painlevé en 1925.
Garde des Sceaux dans le cabinet Chautemps en 1930, il se voit confier la présidence du Conseil la même année.
En 1938, il accepte d'être ministre des Colonies dans le 4ème cabinet Chautemps puis ministre d'Etat dans le 2ème cabinet Léon Blum.



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Edouard HERRIOT (1872-1957)

Agrégé de lettres, professeur
Fondateur de la section lyonnaise de la ligue des Droits de l'Homme

Adjoint au maire de Lyon en 1904, il est chargé des questions d'enseignement. Dirigeant important du Parti radical, il est élu maire de Lyon en 1905.
En 1912, il entre à la Haute-Assemblée comme sénateur du Rhône et s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste. Quatre ans plus tard, il devient ministre des Travaux publics, du transport et du ravitaillement.
En 1919, il préside le Parti Radical qui rompt en 1923 avec la majorité du Bloc National et s'associe aux socialistes au sein du Cartel des Gauches. La victoire électorale de cette coalition en 1924 conduit Herriot à la présidence du Conseil.
Devenu président de la Chambre en 1925, il est ministre de l'Instruction publique dans le cabinet d'Union nationale de Raymond Poincaré de 1926 à 1928.
En 1931, il reprend la présidence du Parti Radical qu'il avait du abandonner en 1926. Un an plus tard, il devient président du Conseil mais se fait renverser à la fin de l'année sur la question des versements des dettes de guerre de la France envers les Etats-Unis.
En 1934, Herriot accepte de siéger comme ministre d'Etat aussi bien dans le cabinet constitué par Pierre-Etienne Flandrin de 1934 à 1935 que dans le gouvernement Pierre Laval de 1934 à 1935.
Il démissionne de la présidence du Parti radical en 1935 et est élu à la présidence de la Chambre en juin 1936.
Le 10 juillet 1940, il s'abstient volontairement lors du vote des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.
Il retrouve sous la IVème République la présidence du Parti radical, la mairie de Lyon, puis à partir de 1947 la présidence de l'Assemblée nationale.



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Albert SARRAUT (1872-1962)

Diplômé de la faculté de droit

De 1902 à 1924 : élu député radical-socialiste de l'Aude
De 1926 à 1945 : élu sénateur de l'Aude et est inscrit au groupe de la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste
1906 à 1909 : sous-secrétaire d'Etat à l'Intérieur dans le cabinet Sarrien puis dans le premier cabinet Clemenceau
1909 à 1910 : sous-secrétaire d'Etat à la Guerre dans le premier cabinet Briand.
1914 à 1915 : ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts dans le premier puis second cabinet Viviani
1920 à 1924 : ministre des Colonies dans les cabinets Millerand, Leygues, le septième cabinet Briand et le second cabinet Poincaré
1926 à 1928 : ministre de l'Intérieur dans le quatrième cabinet d'Union nationale de Poincaré
Février 1930 : ministre de la Marine dans le premier cabinet Chautemps
De décembre 1930 à janvier 1931 : ministre de la Marine militaire dans le cabinet Steeg
De juin 1932 à octobre 1933 : ministre des Colonies dans le troisième cabinet Herriot, puis dans les cabinets Paul-Boncour et Daladier
D'octobre à novembre 1933 : président du Conseil et ministre de la Marine
De novembre 1933 à janvier 1934 : ministre de la Marine dans le second cabinet Chautemps
De février à novembre 1934 : ministre de l'Intérieur dans le cabinet Gaston Doumergue
De janvier à juin 1936 : président du Conseil et ministre de l'Intérieur
De juin 1937 à janvier 1938 : ministre d'Etat dans les troisième et quatrième cabinets Chautemps
De janvier à mars 1938 : ministre de l'Intérieur
De mars à avril 1938 : ministre d'Etat dans le second cabinet Léon Blum
De avril 1938 à mars 1940 : ministre de l'Intérieur dans le troisième cabinet Daladier
De mars à juin 1940 : ministre de l'Education nationale dans le cabinet Paul Reynaud
1947 : nommé à l'Assemblée de l'Union française, il en devient président en 1951



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Joseph PAUL-BONCOUR (1873-1972)

Docteur en droit /Avocat


Secrétaire particulier de Waldeck-Rousseau en 1899, il devient Directeur de cabinet et Directeur personnel de Viviani au ministère du Travail de 1906 à 1919.
Elu au Conseil général du Loir-et-Cher de 1909 à 1919, il entre à la Chambre comme député du Loir-et-Cher en 1909 puis député du Tarn en 1924. Il sera réélu en 1928.
A la tête du ministère du Travail et de la prévoyance sociale en 1911, il adhère à la SFIO de 1916 à 1931.
De 1931 à 1941, il est élu sénateur du Loir-et-Cher et s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste. Parallèlement, il assied son influence locale dans le Tarn en entrant au Conseil général qui le porte à sa présidence en octobre 1932.
Ministre de la Guerre dans le 3ème cabinet d'Herriot, il devient président du Conseil la même année, puis ministre des Affaires étrangères, portefeuille qu'il conserve pendant un an.
En 1934, il reprend le ministère de la Défense nationale puis entre dans le 2éme Cabinet Sarraut comme Ministre d'Etat en 1936. Il revient aux Affaires étrangères en 1938 dans le 2éme cabinet Blum.
En juillet 1940, il refuse d'accorder au Maréchal Pétain les pleins pouvoirs constituants. A la Libération, il rejoint la SFIO, qu'il représente à l'Assemblée consultative puis au Conseil de la République. Il la quitte en 1951 et se retire de la vie politique.



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Jean VALADIER (1878-1957)

En 1912, il devient conseiller municipal de Brou en Eure-et-Loir puis maire et conseiller général en 1926.
Sous la bannière radicale, il gagne au second tour les élections sénatoriales en profitant de tous les désistements des candidats des partis républicains de gauche.
Il siège à la Haute-Assemblée comme sénateur de l'Eure-et-Loir de 1928 à 1945 et s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste.
Membre de la Commission d'hygiène, d'assistance, d'assurance et de prévoyance sociale, dès 1928, il participe à de nombreux débats. Il présente divers rapports au nom de cette commission.
De 1930 à 1940, il est membre de la Commission des Finances et participe à toutes les discussions budgétaires.
Edouard Daladier l'appelle en 1934 au ministère du Travail et de la Prévoyance sociale.
Proclamé vice-président du Sénat en janvier 1940, il est désigné pour présider la Haute-Cour de Justice la même année.



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Henri QUEUILLE (1884-1970)

Diplômé de la faculté de médecine

Conseiller municipal puis maire de Neuvic en 1912, Henri Queuille entre au Conseil général de la Corrèze en 1913 avant de siéger à la Chambre comme député radical en 1914. En 1924, il est élu comme tête de liste du Cartel des Gauches.
Durant les dernières années de la IIIème République, il remplit les charges de ministre de la Santé publique de 1930 à 1931, de ministre des Postes, Télégraphes et Téléphones en 1932, de ministre des Travaux publics de 1937 à 1938 et de ministre du Ravitaillement en 1940, dans le cabinet Paul Reynaud.
En 1935, il est élu sénateur de la Corrèze. Il est inscrit au groupe de la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste. Son expérience parlementaire et sa connaissance des problèmes agricoles lui valent d'occuper la fonction de ministre de l'Agriculture à 13 reprises.
Il refuse de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain en 1940 et rejoint le général de Gaulle à Londres. Il se voit confier la présidence du débarquement et est nommé commissaire d'Etat chargé du comité de libération nationale.
En juin 1944, il devient ministre d'Etat du premier gouvernement provisoire de la République. Après avoir assuré l'interim de la Présidence du gouvernement provisoire pendant les absences du général de Gaulle, il rentre à Paris et se retire à Neuvic en septembre 1944.



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Camille CHAUTEMPS (1885-1963)

Diplômé de la faculté de droit.
En 1912, il prend la tête de la liste radicale aux élections municipales et devient adjoint au maire de Tours.

Maire de Tours en 1919, il est élu député radical de l¹Indre et Loire puis député du Loir et Cher de 1929 à 1934, date à laquelle il devient sénateur. Il s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste jusqu'en 1941.

Président du Conseil en février 1930, son second gouvernement de novembre 1933 à janvier 1934 est ébranlé par l¹affaire Stavisky.

Il devient ministre d¹Etat de Léon Blum de juin 1936 à juin 1937 et lui succède à la tête du Gouvernement de juin 1937 à mars 1938.
A partir de 1938, il procède à la nationalisation des chemins de fer et à la création de la SNCF.
De 1938 à 1940, il est vice-président du Conseil des Gouvernements Daladier puis du Gouvernement Paul Reynaud. Dès juillet 1940, il favorise l¹arrivée au pouvoir du Maréchal Pétain et fait partie de son gouvernement.
En novembre 1940, il part pour Washington et choisit d'y demeurer jusqu'en 1944, date à laquelle il gagne l'Afrique du Nord. Après la Libération, il partage sa vie entre Paris et Washington, où réside sa famille.



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Gaston MONNERVILLE (1897-1991)

Diplômé des facultés de lettres et de droit, avocat à Toulouse en 1918, il est inscrit au barreau de Paris en 1921 et préside l'Union des jeunes avocats en 1927.
Gaston Monnerville milite dans différentes associations : Ligue des Droits de l'homme, Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme... Il veut instruire la métropole des problèmes de la Guyane à travers l'action de l'Union des Guyanais et des amis de la Guyane ainsi que du Cercle d'études et d'action coloniales.
Aux élections de 1932, il est élu député de la Martinique et consacre l'essentiel de ses activités à la question coloniale. A partir de 1937, il devient sous-secrétaire d'Etat aux colonies dans le cabinet C.Chautemps, jusqu'en 1938.
Il participe aux côtés du docteur Jean Mazé à la reconstruction du Parti Radical qu'il représente à l'Assemblée consultative provisoire. Il est élu député aux deux Assemblées constituantes de 1945 à 1946 date à partir de laquelle il devient sénateur de la Guyane. Il est inscrit au groupe du Rassemblement des Gauches Républicaines.
Il obtient en 1946, la transformation des "quatre vieilles" colonies en départements français, la création d'un fonds d'investissement et de développement économique et social (FIDES) et la représentation des intérêts ultra-marins par la nouvelle Assemblée de l'Union française.
De 1947 à 1958, il siège au Conseil de la République dont il devient président. Il est élu en 1948 sénateur du Lot. Il est inscrit au groupe du Rassemblement des Gauches Républicaines et de la Gauche Démocratique. Il sera réélu en 1955, 1959 et 1965. Conseiller général du canton de Sousceyrac de 1949-1973, il préside le Conseil général du Lot de 1951 à 1970 et conserve son mandat de maire de Saint-Céré de 1964 à 1971.
En 1958, il est désigné président du Sénat et démissionne de ce poste en 1968, l'année de l'annonce de la réforme de la Chambre Haute.
Il consent à l'indépendance de l'Algérie en 1962 et s'oppose à la marche vers l'indépendance des territoires d'outre-mer. Lorsque le général de Gaulle propose l'élection du président au suffrage universel direct, Monnerville entre dans une opposition définitive à la Vème République.
Alain Poher le nomme membre du Conseil constitutionnel en 1974. Il y siège jusqu'en 1983.



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Édouard BONNEFOUS (1907)

Diplômé de l'Ecole libre des sciences politiques et de l'Institut des hautes études internationales
1946-1958 : député de Seine-et-Oise

1948-1952 : président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale
1948-1951 : délégué de la France aux Nations Unies
1952 : ministre du Commerce et de l'Industrie, cabinet Edgar Faure
1953 : ministre d'Etat, cabinet René Mayer
1953-1955 : président d'honneur de la Société d'économie politique, vice-président du Comité national du livre français à l'étranger, président du Comité directeur de l'Année politique, président d'honneur du Comité parlementaire français du commerce et de l'industrie, président du groupe de l'UDSR de l'Assemblée nationale
1955-1956 : ministre des PTT, cabinet Edgar Faure
1956 : membre du Conseil supérieur de la recherche scientifique et du progrès technique
1957 : ministre des Travaux publics, cabinet Maurice Bourgès-Maunoury
1957-1958 : ministre des Transports, cabinet Félix Gaillard
1958 : ministre du Tourisme, cabinet Pierre Pflimlin
1958 : membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques)
1959-1968 : sénateur de Seine-et-Oise, inscrit au groupe de la Gauche Démocratique
1968 : sénateur des Yvelines, réélu en 1977, inscrit au groupe de la Gauche Démocratique
1968 : président de l'Académie des sciences morales et politiques
1972-1986 : vice-président du groupe de la Gauche démocratique
1978-1994 : Chancelier de l'Institut
Depuis 1980 : membre de l'Académie de médecine
1986-1992 : conseiller régional d'Ile de France



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Edgar FAURE (1908 - 1988)

Agrégé en Droit
Diplômé de l'Ecole des langues orientales vivantes

Depuis 1929 : avocat à la Cour de Paris
1944 : secrétaire général adjoint chargé des services législatifs de la présidence du Comité français de la Libération puis du gouvernement provisoire à Alger
1946-1958 : député radical-socialiste du Jura
1947-1970 : maire de Port-Lesney
1949-1967 : président du Conseil général du Jura
Depuis 1967 : conseiller général du canton de Pontarlier
Depuis 1967 : vice-président du Conseil général du Doubs
1971-1977 : maire de Pontarlier
1949, 1950, 1951 : secrétaire d'Etat aux Finances puis ministre de Budget
1951 : ministre de la Justice, cabinet René Pleven
1952 : président du Conseil, ministre des Finances
1952-1953 : président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale
1953 : ministre des Finances et des Affaires économiques, cabinet Joseph Laniel
1954 : ministre des Finances, des Affaires économiques et du Plan, cabinet Pierre Mendès France
1955-1956 : président du Conseil des ministres
1958 : ministre des Finances, cabinet Pierre Pflimlin
1959-1966 : sénateur du Jura, inscrit au groupe de la Gauche Démocratique
1962 : professeur à la Faculté de Dijon
1966-1968 : ministre de l'Agriculture, cabinet Georges Pompidou
1967-1980 : député Vème République du Doubs
1968-1969 : ministre de l'Education nationale, cabinet Maurice Couve de Murville
Depuis 1971 : président de la Commission internationale sur le développement de l'éducation
1972-1973 : ministre d'Etat, chargé des Affaires sociales, cabinet Pierre Messmer
1973-1978 : président de l'Assemblée nationale
Depuis 1974 : président du Conseil de la région Franche-Comté
1978 : élu à l'Académie française

1980 : sénateur du Doubs



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Max LEJEUNE (1909-1995)

Diplômé de la faculté de lettres, diplomé de géographie

1936-1940 : député d'Abbeville
1944-1945 : délégué à l'Assemblée consultative provisoire
1945-1946 : membre des deux assemblées constituantes
1945-1988 : membre puis président puis président d'honneur du Conseil général de la Somme
1946-1958 : député socialiste de la Somme
1947 : ministre des Anciens combattants, gouvernement Blum
1947-1948 : vice-président de l'Assemblée nationale
1947-1989 : maire d'Abbeville
1948-1951 : secrétaire d'Etat aux Forces armées
1954-1955 : président de la commission de la défense nationale de l'Assemblée nationale
1956-1957 : secrétaire d'Etat aux Forces armées, cabinet Guy Mollet
1957-1958 : ministre du Sahara
1958 : ministre d'Etat
1958-1959 : ministre du Sahara, cabinet Charles de Gaulle
1958-1977 : député de la Somme
1967-1968 : vice-président de l'Assemblée nationale
1970-1971 : vice-président de l'Assemblée nationale
1973-1995 : président-fondateur du mouvement démocrate socialiste de France devenu par la suite Parti Social Démocrate de France
1973 : juge titulaire de la Haute Cour de justice
1974-1977 : président du groupe des Réformateurs, des centristes et des démocrates sociaux de l'Assemblée nationale
1977-1995 : sénateur de la Somme, inscrit au groupe de la Gauche Démocratique devenue en 1989 groupe du Rassemblement Démocratique et Européen
1978 : président du Conseil régional de Picardie



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Louis BRIVES (1912)

Diplômé de la faculté de droit et de l'Ecole notariale de Toulouse

Depuis 1950 : propriétaire-exploitant à Cuq-Toulza
Maire de Cuq-Toulza depuis 1946, Louis Brives devient en 1961 conseiller général du Tarn (canton de Cuq-Toulza) puis président de ce Conseil général de 1976 à 1982.
Sénateur du Tarn de 1968 à 1995, il s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique qui devient groupe du Rassemblement Démocratique Européen en 1989.
Juge titulaire à la Haute Cour de justice depuis 1974, il préside en 1985 la commission des travaux publics puis la commission de l'industrie du Conseil général du Tarn.



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Michel DEBRÉ (1912- 1996)

Diplomé de la faculté de droit et de l'Ecole libre des sciences politiques
1935 : auditeur au Conseil d'Etat

Maître des requêtes au Conseil d'Etat
1943-1944 : adjoint au délégué en France occupée du gouvernement de Londres puis d'Alger
1944-1945 : commissaire régional de la République
1947 : chargé de mission pour la réforme administrative auprès du général de Gaulle, président du Gouvernement provisoire, secrétaire général aux Affaires allemandes et autrichiennes
1948-1958 : sénateur d'Indre-et-Loire, inscrit au groupe du Rassemblement des Gauches Républicaines et de la Gauche Démocratique, devenu en octobre 1956 le groupe de la Gauche Démocratique
1949 : fondateur de L'Echo de la Touraine
1951-1970 : conseiller général d'Indre-et-Loire
1955-1958 : président du groupe sénatorial des républicains sociaux
1957 : fondateur et directeur du Courrier de la Colère
1958-1959 : ministre de la Justice dans le cabinet Charles de Gaulle
1959 : conseiller municipal à la mairie d'Amboise
1959-1962 : Premier Ministre
1963-1966 : député de la Réunion
1966-1967 : ministre de l'Economie et des Finances
1966-1989 : maire d'Amboise
1968-1969 : ministre des Affaires étrangères
1969-1973 : ministre d'Etat chargé de la Défense nationale
1973-1988 : député UDR de la Réunion
1974 : maître des requêtes honoraire au Conseil d'Etat
1976-1992 : conseiller général d'Indre-et-Loire
1979 : représentant à l'Assemblée des communautés européennes
1979 : président du groupe RPR à l'Assemblée nationale
1988 : élu à l'Académie française



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Abel SEMPE (1912)

Diplômé d'une Ecole de journalisme
Viticulteur-négociant en Armagnac depuis 1932
Elu maire d'Aignan en 1945, Abel Sempé conserve son mandat jusqu'en 1983 date à partir de laquelle il siège au conseiller municipal. Il devient conseiller général du canton d'Aignan en 1945 et se voit réélu successivement de 1951 à 1988.
Il est investi du mandat de sénateur du Gers en juin 1955 et le conserve jusqu'en 1989. Il est inscrit au groupe des Gauches Républicaines et de la Gauche Démocratique qui devient en 1956 le groupe de la Gauche Démocratique.



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François MITTERRAND (1916-1996)

Diplômé de la faculté de droit et de lettres
Diplômé de l'Ecole libre des sciences politiques


1944 : secrétaire général aux prisonniers de guerre
1946-1958 : député de la Nièvre
1947-1948 : ministre des Anciens combattants
secrétaire d'Etat à la présidence du Conseil, cabinets André Marie, Robert Schuman, Henri Queuille
ministre d'Etat, cabinet Edgar Faure
ancien président national de l'UDSR
1949 : conseiller général du canton de Montsauche, il est réélu en 1955, 1961, 1967 et 1973
1954-1955 : ministre de l'Intérieur, cabinet Pierre Mendès France
1954-1995 : journaliste, avocat au barreau de Paris
1956-1957 : ministre d'Etat, Garde des Sceaux, chargé de la Justice
1959-1981 : maire de Château-Chinon
1959-1962 : sénateur de la Nièvre, inscrit au groupe de la Gauche Démocratique
1962 : député de la Nièvre
1965 : candidat non élu à la présidence de la République
1965-1968 : président de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste
1964-1981 : président du Conseil général de la Nièvre
1970-1971 : président du praesidium de la Convention des institutions républicaines
1971-1981 : premier secrétaire du parti socialiste
1972-1981 : vice-président de l'Internationale socialiste
1974 : candidat non élu à la présidence de la République
1978-1981 : député de la Nièvre
1981-1995 : président de la République



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Étienne DAILLY (1918-1996)

Ingénieur de l¹Ecole supérieure des travaux publics de Paris
Administrateur de sociétés, consultant juridique et financier.

Elu sénateur de Seine-et-Marne de 1959 à 1995, il s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique qui devient en 1989 le groupe du Rassemblement Démocratique et Européen. Il conserve son mandat de maire de Montcourt-Fromonville de 1957 à 1965 et se trouve à la tête de la mairie de Nemours de 1965 à 1971.
Conseiller général de Seine-et-Marne de 1961 à 1977, il devient Président du Conseil général de 1967 à 1977 puis président d'honneur.
Vice-président du Sénat en 1968, il est réélu en 1971, 1974, 1977, 1980, 1983, 1986, 1989 et 1992 et se voit confier la présidence du Sénat par interim lorsque le Président Poher exerce les fonctions par interim de Président de la République à la suite du décés de Georges Pompidou.
Depuis 1962, il adminstra plusieurs sociétés dont la Compagnie française de sucrerie. Président de Lancia-France de 1969 à 1971, il est administrateur de la Banque occidentale pour l¹industrie et le commerce de 1971 à 1981, de la Compagnie électro-financière de 1979 à 1981, de Brisa SA de 1979 à 1988, de la Générale occidentale de 1981 à 1991, de la Compagnie occidentale forestière de 1985 à 1988 et de la Compagnie Saupiquet de 1989 à 1996.
Administrateur du District de la région de Paris de 1961 à 1973, il est conseiller régional d'Ile de France de 1961 à 1973 et de 1976 à 1982.
Premier vice-président puis président d'honneur du Parti Radical en 1994, il devient membre du Conseil constitutionnel et vice-président honoraire du Sénat à partir de 1995.



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Edgard PISANI (1918)

Docteur en lettres

Sous-préfet puis chef de cabinet du préfet de police en 1944, Edgar Pisani devient directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur en 1946.
En 1946, il est préfet de la Haute-Loire et directeur de cabinet de la Défense nationale.
Préfet de la Haute-Marne en 1947, il est élu sénateur de 1954 à 1961 et s'inscrit au groupe du Rassemblement des Gauches Républicaines et de la Gauche Démocratique qui prend le nom de Gauche Démocratique en 1956.
Membre de plusieurs gouvernements, il exerce les fonctions de ministre de l'Agriculture dans les cabinets Michel Debré de 1961 à 1962, et de Georges Pompidou de 1962 à 1966, de ministre de l'Equipement dans le troisième cabinet Pompidou de 1966 à 1967, ministre de l'Equipement et du Logement dans le quatrième cabinet Georges Pompidou en avril 1967, l'année où il donne sa démission de membre de gouvernement.
Conseiller général du canton de Montreuil-Bellay de 1964 à 1965, il est élu maire de la commune de 1965 à 1975.
Il siège à l'Assemblée nationale en 1967 comme député du Maine-et-Loire et au Sénat de 1974 à 1981, comme sénateur socialiste de la Haute-Marne.
Ministre chargé de la Nouvelle-Calédonie en 1985, il est chargé de mission auprès du Président de la République de 1986 à 1992.
Il préside l'Institut de monde arabe de 1988 à 1995 et entre au Conseil économique et social en 1992.



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François GIACOBBI (1919-1997)

Diplômé de la faculté de droit
Avocat inscrit au barreau de Corte depuis 1952

Rédacteur à l'Agence télégraphique universelle de 1946 à 1948, François Giacobbi devient rédacteur à Paris-Match et à l'Action automobile.
Maire de Venaco en 1951, il est conseiller général du canton de Vezzani de 1951 à 1956.
Il siège à l¹Assemblée nationale de 1956 à 1958 comme député radical-socialiste de la Corse puis est nommé sous-secrétaire d¹Etat à la présidence du Conseil de 1957 à 1958.
De 1959 à 1976, il se voit confier la présidence du Conseil général de la Corse.
Elu sénateur de la Corse en 1962 puis de la Haute-Corse, il est réélu en 1971, 1980 et 1989 et s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique qui devient en 1989 le groupe du Rassemblement Démocratique et Européen puis groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen en 1995.
Premier vice-président de la CODER de 1964 à 1973, il se consacre à la Fédération des parcs naturels de France en 1971 puis se voit confier les présidences du Syndicat mixte de réalisation et de gestion du parc naturel régional de Corse et de la Fédération des parcs naturels et nationaux d'Europe de 1974 à 1979.

Investi de la présidence du Conseil régional de la Corse de 1974 à 1979, il devient président puis membre du Conseil général de Haute-Corse de 1976 à 1992.



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Michel DURAFOUR (1920)

Diplômé de la faculté de droit et de l'Ecole libre des sciences politiques.
Chargé de mission au cabinet du ministre de l'Information de 1944 à 1946, il est adjoint au maire de Saint-Etienne de 1947 à 1965 puis maire de cette commune de 1965 à 1977.

Sénateur de la Loire non inscrit de 1965 à 1967, il est député de ce département de 1967 à 1968 et de 1973 à 1974.
Président du groupe des Réformateurs Démocrates Sociaux de l'Assemblée nationale de 1973 à 1974, il remplit les fonctions de ministre du Travail de 1974 à 1976 puis de ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l'Economie, des Finances et du Budget de 1976 à 1977.
De 1978 à 1981, il est élu député radical-socialiste de la Loire et préside la commission de la production et des échanges de l'Assemblée nationale en 1978.
De 1980 à 1981, il préside le Conseil régional Rhône-Alpes et poursuit une carrière universitaire en tant que professeur à l'université de Paris-IX, de Paris-I et de Lyon III.

Sénateur de la Loire de 1983 à 1988, il est inscrit au groupe de la Gauche Démocratique. Ministre d'Etat puis ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives de 1989 à 1991, il devient Conseiller d'Etat en service extraordinaire à partir de 1992.



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Maurice FAURE (1922)

Agrégé d'histoire et de géographie, docteur en droit
Professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Toulouse.

1947 : attaché au Cabinet d'Yvon Delbos, ministre d'Etat.
1947-1948 : chargé de mission au cabinet de Maurice Bourgès-Maunoury (secrétaire d'Etat au Budget).
1950-1951 : chef de cabinet de Maurice Bourgès-Maunoury (secrétaire d'Etat à la Présidence du Conseil).
1951 : élu député du Lot et réélu en 1956.
1953-1955 : secrétaire général du Parti Radical-Socialiste.
1956-1957 : secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères dans le cabinet Guy Mollet.
1957-1958 : secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères dans les cabinets Bourgès-Maunoury et Félix Gaillard.
Mai 1958 : ministre de l'Intérieur puis ministre des Institutions européennes dans le cabinet Pierre Pflimlin.
1958 - 1983 : député du Lot.
1960-1962 : président du Groupe de l'Entente démocratique de l'Assemblée nationale
1961-1965 et 1969-1971 : président du Parti Radical-Socialiste
1962-1967 : président du groupe du Rassemblement Démocratique de l'Assemblée nationale
1964-1970 : président de la Commission de Développement Economique Régionale (CODER) Midi-Pyrénées.
1965-1990 : maire de Prayssac, maire de Cahors.
Depuis 1974 : vice-président du Conseil de la région Midi-Pyrénées.
Mai 1981-Juin 1981 : Garde des Sceaux, ministre de la Justice dans le premier gouvernement Pierre Mauroy
1983-1988 : sénateur du Lot, inscrit au groupe de la Gauche Démocratique
1988-1989 : ministre d'Etat, ministre de l'Equipement et du Logement.
Depuis 1989 : membre du Conseil Constitutionnel.
Depuis 1994 : président d'honneur du Conseil général du Lot.



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Ernest CARTIGNY (1923)

Président de la Compagnie française de diffusion SA de 1959 à 1987.
Président de la fédération du Parti Républicain de Seine-Saint-Denis de 1977 à 1981, Ernest Cartigny fonde puis préside de 1978 à 1986 la Fédération UDF de Seine-Saint-Denis.

A partir de 1983, il devient conseiller municipal d'Aubervilliers. En 1986, il est élu à la Haute-Assemblée comme sénateur de Seine-Saint-Denis et s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique.
De 1989 à 1995, il préside le groupe du Rassemblement Démocratique et Européen et se voit confier la vice-présidence du Sénat de mars à septembre 1995.
Rapporteur du budget de l'aviation civile et président du Comité national de coordination pour le développement de l'aviation générale, Ernest Cartigny se consacre, en 1992, à la présidence du groupe d'études de l'aviation civile.

Vice-président de l'aéro-club de France, il administre le musée de l'air et de l'espace à partir de 1994.



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Josy MOINET (1929)

Diplômé de la faculté de droit et de sciences économiques de Poitiers.
Inspecteur (1956) puis administrateur financier (1967-1973) à la Caisse nationale de Crédit Agricole.

Maire de Saint-Rogatien depuis 1959, il préside l'association des maires de la Charente-Maritime depuis 1970. Elu conseiller général de la Charente-Maritime de 1973 à 1992, il devient président du Conseil général de 1976 à 1982, avant d'être proclamé sénateur de la Charente-Maritime en 1973. Il s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique.
Secrétaire du Bureau du Sénat en 1986, il préside le groupe de la Gauche Démocratique de 1988 à 1989, devenu en 1989 le groupe du Rassemblement Démocratique et Européen.

De 1990 à 1994, il entre au Conseil d'Etat et préside la Fédération nationale des Collectivités concédantes et régies (FNCCR).

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Jacques PELLETIER