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Arthur RANC (1831 - 1908)
Impliqué durant le Second Empire
dans le complot de l'Opéra comique, Arthur Ranc est condamné
à un an de prison et déporté à Lambessa
dont il parvient à s¹enfuir pour gagner la Suisse.
Il rentre en France grâce à l'amnistie de 1859.
En 1870, il est nommé maire du IXème arrondissement
de Paris et part en ballon pour rejoindre Gambetta à Tours.
En 1873, il est élu député du Rhône.
Sous le Gouvernement de mai, il est poursuivi pour avoir participé
à la Commune et se réfugie en Belgique. Condamné
à mort par contumace, il doit attendre l'amnistie de 1879
pour regagner Paris.
Elu député de la Seine en 1881, il doit attendre
1891 pour retrouver au Sénat un mandat parlementaire.
En 1900, il entre comme rédacteur en chef au Radical, mais
ses écrits lui valent de perdre son siège sénatorial.
Il regagne le Sénat en 1903 comme élu de la Corse
en remplacement d¹Emile Combes. Il est avec celui-ci l¹un
des fondateurs du groupe de la Gauche Démocratique , dont
il devient le premier président en 1892.
En 1906, il remplace Clemenceau comme rédacteur en chef
au journal L'Aurore.
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Emile COMBES (1835-1921)
Docteur en théologie, docteur
en médecine
Principal dirigeant du radicalisme, Emile Combes est élu
sénateur de la Charente-Inférieure en 1885 et devient,
en 1893, président du tout nouveau groupe parlementaire de
la Gauche Démocratique.
En 1895, il entre dans le cabinet Léon Bourgeois comme ministre
de l'Instruction Publique.
De 1902 à 1905, président du Conseil, il développe
le "combisme", politique militante et anticléricale
du Bloc des gauches.
En 1905, le ministère Combes est renversé après
"l'affaire des fiches". Combes se retire alors dans une
demi-retraite, demeurant sénateur jusqu'à sa mort
en 1921, présidant le parti radical en 1911-1912 et ne jouant
plus aucun rôle actif en dépit de sa présence
comme ministre d'Etat dans le cabinet d'Union nationale d'Aristide
Briand de 1915 à 1916.
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Georges CLEMENCEAU (1841-1929)
Georges
Clemenceau commence sa carrière politique au lendemain de
la chute du Second Empire comme maire du XVIIIème arrondissement
de Paris, élu sous l'étiquette radicale.
En 1876, il est élu député de la Seine et devient
à la place de Gambetta le chef des radicaux. Défenseur
du nationalisme continental, il attaque la politique coloniale de
Jules Ferry.
Avec Arthur Ranc et Jules Joffrin, il participe
à la création de la Société des Droits
de l'Homme et du Citoyen. Il est accusé à la Chambre
par Déroulède d'être un agent de l'étranger
et de renverser les gouvernements pour paralyser le redressement
du pays. Ecarté du pouvoir pendant neuf ans,
il mène une grande activité journalistique. Il publie
dans La Justice et devient l'Editorialiste de L'Aurore. De 1902 à 1920, il est élu
sénateur du Var et s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique,
Radicale et Radicale-socialiste. Il entre dans le cabinet Sarrien
en 1906 comme ministre de l'Intérieur, est nommé
la même année président du Conseil et dirige
jusqu'en juillet 1909 un des plus longs gouvernements de la IIIème
République.Il décide de créer un ministère
du Travail pour préparer les réformes sociales.
En 1913, il fonde L'Homme Libre qui devient
en 1914 L'Homme enchaîné. Poincaré, Président de la
République, lui demande de former le gouvernement en 1917.
Clemenceau définit son programme par le slogan : "Je
fais la guerre." Surnommé "le Tigre", il
exerce une véritable dictature de Salut Public réduisant
le Parlement à un rôle de chambre d'enregistrement
et le gouvernement à celui d'organe d'exécution.
Portant une grande responsabilité
dans le Traité de Versailles, il demeure au pouvoir jusqu'en
1920, jour de l'élection à la présidence
de Paul Deschanel.
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Armand
FALLIERES (1841-1931)
Diplômé de la faculté
de droit / Avocat
Elu conseiller municipal de Nérac, il devient maire et
conseiller général en 1871. En 1873, lors de la
chute de Thiers, le gouvernement le suspend de ses fonctions tant
il manifeste ses opinions républicaines. Député du Lot-et-Garonne
en 1876, il est réélu en 1881, 1885 et 1889. A partir de 1880, il participe à
de nombreux gouvernements et devient sous-secrétaire d'Etat
à l'Intérieur et au culte puis ministre de l'Intérieur
et des cultes de 1882 à 1883 dans le cabinet Duclerc, ministre
de l'Instruction publique et des Beaux-arts en 1883, ministre
de l'Intérieur en 1887 dans le cabinet Rouvier puis dans
le cabinet Tirard et enfin ministre de la Justice et des cultes
en 1889 dans le cabinet Freycinet.
Sénateur du Lot-et-Garonne à partir de 1890, Armand
Fallières s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique
à la fin de l'année 1891, date de la création
du groupe. Il vote contre la "loi de dessaisissement"
dans l'affaire Dreyfus. Le surlendemain, il est élu président
du Sénat et est constamment réélu jusqu¹en
1906.
Le septennat d'Emile Loubet terminé, le 18 janvier 1906
à Versailles, Fallières, soutenu par Clemenceau,
est élu au premier tour de scrutin Président de
la République jusqu'en 1913. A la fin de son mandat, il quitte le pouvoir
et renonce à tout mandat.
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Maurice
ROUVIER (1842-1911)
Député puis sénateur des Alpes-Maritimes,
il commence sa carrière dans le sillage de Léon
Gambetta, en collaborant à son journal, La République.
La crise boulangiste cause la chute de son gouvernement modéré
(1887). Plusieurs fois ministre des Finances, Maurice Rouvier
s'avère être un excellent gestionnaire. Bien que
bénéficiant d'un non-lieu après son implication
dans le scandale de Panama,cette affaire ralentit sa carrière.
De retour au gouvernement, il enterre le projet d'impôt
sur le revenu, alors que la crise ouverte par les Inventaires
des biens de l'Eglise est fatale pour ses ambitions politiques.
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Léon
BOURGEOIS (1851-1925)
Diplômé de la faculté
de droit
Avocat, théoricien du radicalisme Elu député de la Marne en
1888, Léon Bourgeois est membre de nombreux gouvernements
de 1888 à 1895 où il exerce les fonctions de sous-secrétaire
d'Etat, ministre de l'Intérieur, ministre des Beaux-arts
et de la Justice. Il se présente au Sénat en
remplacement du Duc d'Audiffret-Pasquier comme sénateur
de la Marne en 1905. Inscrit au groupe de la Gauche Démocratique,
il est élu au renouvellement de 1906 puis de 1920, date
à laquelle il est investi de la présidence de la
Haute-Assemblée. Prix Nobel de la Paix en 1920, il devient
Premier président de la Société des Nations
en 1919 et le reste pendant un an. Cette longue carrière parlementaire
donna naissance à une non moins importante carrière
gouvernementale. Après avoir été sous-secrétaire
d'Etat à l'Intérieur dans le cabinet Floquet en
1888, il devient ministre de l'Intérieur en 1890 dans le
2ème cabinet Tirard, puis ministre de l'Instruction publique
et des Beaux-arts dans le 4ème cabinet Freycinet. Il conserve
ce portefeuille dans le cabinet Loubet, prend le ministère
de la Justice dans le premier cabinet Ribot en 1892 pour le conserver
dans le 2ème cabinet Ribot. Président du Conseil en 1895, il
le reste jusqu'en 1896 où il doit démissionner.
Il retrouve le portefeuille de l'Instruction publique et des Beaux-arts
dans le deuxième cabinet Brisson et celui des Affaires
étrangères dans le cabinet Sarrien en 1906. Il se
voit attribuer celui du Travail et de la prévoyance sociale
dans le premier cabinet Raymond Poincaré en 1912, reprend
celui des Affaires étrangères dans le 4ème
cabinet Ribot, devient ministre d'Etat dans le 5ème cabinet
Briand en 1915 et retrouve celui du Travail et de la prévoyance
sociale dans le 5ème cabinet Ribot en 1917 et redevient
Ministre d'Etat dans le premier cabinet Painlevé en 1917.
Il occupe les fonctions de Président
de la Chambre des Députés de 1902 à 1904.
Titulaire de différents portefeuilles
ministériels, il a contribué à la reconstitution
des universités, à la réforme primaire et
à l'organisation de l'enseignement post-scolaire. Il fit
voter les lois sur le repos hebdomadaire, sur les assurances du
travail, sur le bien de la famille insaisissable, sur le salaire
de la femme mariée.
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Paul
DOUMER (1857 - 1932)
Diplômé d'une licence de mathématiques,
professeur.
Il débute au Courrier de l'Aisne, journal qu'il quitte
quelque temps aprés pour fonder La Tribune de l'Aisne qui
devient l'organe du parti radical. Conseiller municipal en 1885 et adjoint
au maire de Laon, il est élu député de l'Aisne
en 1888, puis député de l'Yonne en 1891. Ministre des Finances dans le cabinet radical
de Léon Bourgeois en 1895, il est nommé l'année
suivante gouverneur d'Indochine et occupe ce poste jusqu'en 1902. Député de l'Aisne de 1902
à 1912, il se voit confier la présidence de la Chambre.
Il siège à la Haute-Assemblée
comme sénateur de la Corse en 1912. Il est réélu
en 1921 et en 1930. Il est inscrit au groupe de la Gauche Démocratique,
Radicale et Radicale-Socialiste. Membre de plusieurs gouvernements, il exerce
les fonctions de ministre d'Etat dans le premier cabinet Painlevé
en 1917 puis ministre des Finances dans le cabinet Briand de 1921
à 1922 puis de 1925 à 1926.
Président de la Haute Assemblée
en 1927, il devient Président de la République en
1931. Il est assassiné l'année suivante.
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Gaston
DOUMERGUE (1863-1937)
Diplômé d'études
de droit
Avocat inscrit au barreau de Nîmes en 1885
Il entre dans la magistrature et, sur sa
demande, est nommé juge en Indochine en 1890 puis est envoyé
en 1893 en Algérie comme juge de Paix. Elu député du Gard en décembre
1893, il s'inscrit au groupe radical-socialiste et devient secrétaire
de la Chambre des Députés de 1895 à 1896.
Réélu en 1898, son influence et son rôle au
sein de la Gauche grandissent. Lors du renouvellement de la Chambre en
1902, il conserve sans difficulté son siège et est
appelé, par la suite, à entrer dans le cabinet Combes
comme ministre des Colonies, jusqu'en 1905. Revenu siéger à la Chambre
après la chute du ministère Combes, il est élu
vice-président de celle-ci de 1905 à 1906. En mars 1906, il se voit confier le portefeuille
du commerce, de l'industrie et du travail dans le cabinet Sarrien
puis dans le premier cabinet Clemenceau. Il remplace Briand au
ministère de l'Instruction publique et des Beaux-arts en
janvier 1908. Il entre au Sénat en 1910 et occupe
le fauteuil laissé vacant dans le Gard par Desmons, décédé,
et s'inscrit, comme ce dernier, au groupe de la Gauche Démocratique,
Radicale et Radicale-Socialiste. Il est réélu en
1912 et en 1921. Il accepte en décembre 1913 de former
un cabinet "d'entente républicaine", prenant
le portefeuille des Affaires étrangères. Il revient
au Quai d'Orsay en 1914 puis retrouve le ministère des
Colonies au sein des cinquième et sixième cabinets
Briand jusqu'en 1917. Cette même année, il reprend
son activité sénatoriale et préside le groupe
de la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste.
En février 1923, il remplace Léon
Bourgeois à la présidence du Sénat. Il est
réélu en 1924. De 1924 à 1931, il devient
Président de la République puis président
du Conseil de février à novembre 1934.
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Joseph
CAILLAUX (1863-1944)
Inspecteur des Finances.
Elu député de la Sarthe en
1898, Joseph Caillaux exerce les fonctions de ministre des Finances
dans le cabinet Clemenceau en 1906 puis dans le ministère
Monis en 1911. La même année, Armand Fallières
lui fait appel à lui pour constituer le gouvernement. Il
devient alors président du Conseil.
Il engage un grand nombre de mesures financières qui lui
permettent de remanier de fond en comble le système fiscal
et de présenter des budgets en excédent. En 1912, il est éloigné provisoirement
du gouvernement suite à la convention signée avec
l'Allemagne. Il est nommé ministre des Finances du cabinet
Doumergue en 1913. En 1918, Clemenceau fait arrêter
Caillaux sous le chef d'inculpation ³d¹intelligence
avec l¹ennemi². Condamné à 3 ans d¹emprisonnement
et à la privation de ses droits politiques en 1920, il
est amnistié en 1924 et recouvre ses droits politiques
l¹année suivante. En 1925, il redevient ministre des Finances
dans le cabinet Painlevé puis est élu sénateur
de la Sarthe. Il s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique
où il tient un rôle prépondérant. En 1926, il entre dans le cabinet Briand
comme ministre des Finances. A partir de cette date et jusqu'à
la fin de la IIIème République, Caillaux, devenu
président de la commission des Finances du Sénat,
se contente du pouvoir que lui vaut cette position de second personnage
du Sénat. En Juillet 1940, il vote les pleins pouvoirs
au Maréchal Pétain et meurt en novembre 1944 après
avoir passé les dernières années de sa vie
à écrire des Mémoires pour justifier son
action.
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Charles
DUMONT (1867-1939)
Agrégé de philosophie, docteur en droit.
Député du Jura en 1898, Charles
Dumont est réélu en 1902, 1906, 1910, 1914 et 1919. Président de la délégation
des gauches en 1912, il exerce les fonctions de ministre des Travaux
publics et des Postes et télégraphes dans le cabinet
Monis en 1911 puis dans le cabinet Barthou en 1913. Conseiller général du Jura
puis président de cette Assemblée départementale
en 1913, il devient, en 1914, président du conseil d'administration
de la société centrale des banques de province. Réélu à l¹unanimité
rapporteur général du budget en 1920, il devient
sénateur du Jura en 1924 et s'inscrit au groupe de la Gauche
Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste. Ministre des Finances dans le premier cabinet
Chautemps de février à mars 1930, il se voit confier
le ministère de la Marine militaire dans les trois cabinets
Laval successifs et devient l'artisan de la renaissance navale.
Pendant la première guerre
mondiale et la législature de 1919-1924, il occupe le poste
de Commissaire aux armées.
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Jules
STEEG (1868-1950)
Licencié en droit
Licencié és lettres, agrégé de philosophie
1892 : professeur à l'Ecole alsacienne
1905 : avocat au barreau de Paris.
Député radical-socialiste dans le XIVème
arrondissement de Paris en 1904, il siège à la Chambre
jusqu'en 1914. En 1907, il est nommé rapporteur du budget
de l'Instruction publique. Il est membre par la suite de plusieurs
gouvernements dans lesquels il exerce les fonctions de ministre
de l'Intérieur dans le cabinet Poincaré en 1912,
ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts dans les
3ème et 4ème cabinets Briand en 1913, ministre de
l'Instruction publique dans le cabinet Ribot en 1917, ministre
de l'Intérieur dans le cabinet Painlevé en 1917
puis dans les cabinets Millerand et Leygues en 1920. Sénateur de la Seine en 1914, il
est réélu en 1920, en 1927 et en 1936. Il est inscrit
au groupe de la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste.
En 1921, il devient Gouverneur général
de l'Algérie et sera nommé commissaire général
au Maroc en 1925. Il revient au gouvernement comme ministre
de la Justice dans le cabinet de conciliation à gauche
formé par Painlevé en 1925. Garde des Sceaux dans le cabinet Chautemps
en 1930, il se voit confier la présidence du Conseil la
même année. En 1938, il accepte d'être ministre
des Colonies dans le 4ème cabinet Chautemps puis ministre
d'Etat dans le 2ème cabinet Léon Blum.
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Edouard
HERRIOT (1872-1957)
Agrégé de lettres, professeur
Fondateur de la section lyonnaise de la ligue des Droits de l'Homme
Adjoint au maire de Lyon en 1904, il est
chargé des questions d'enseignement. Dirigeant important
du Parti radical, il est élu maire de Lyon en 1905. En 1912, il entre à la Haute-Assemblée
comme sénateur du Rhône et s'inscrit au groupe de
la Gauche Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste.
Quatre ans plus tard, il devient ministre des Travaux publics,
du transport et du ravitaillement. En 1919, il préside le Parti Radical
qui rompt en 1923 avec la majorité du Bloc National et
s'associe aux socialistes au sein du Cartel des Gauches. La victoire
électorale de cette coalition en 1924 conduit Herriot à
la présidence du Conseil. Devenu président de la Chambre en
1925, il est ministre de l'Instruction publique dans le cabinet
d'Union nationale de Raymond Poincaré de 1926 à
1928. En 1931, il reprend la présidence
du Parti Radical qu'il avait du abandonner en 1926. Un an plus
tard, il devient président du Conseil mais se fait renverser
à la fin de l'année sur la question des versements
des dettes de guerre de la France envers les Etats-Unis. En 1934, Herriot accepte de siéger
comme ministre d'Etat aussi bien dans le cabinet constitué
par Pierre-Etienne Flandrin de 1934 à 1935 que dans le
gouvernement Pierre Laval de 1934 à 1935. Il démissionne de la présidence
du Parti radical en 1935 et est élu à la présidence
de la Chambre en juin 1936. Le 10 juillet 1940, il s'abstient volontairement
lors du vote des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.
Il retrouve sous la IVème République
la présidence du Parti radical, la mairie de Lyon, puis
à partir de 1947 la présidence de l'Assemblée
nationale.
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Albert
SARRAUT (1872-1962)
Diplômé de la faculté de droit
De 1902 à 1924 : élu député
radical-socialiste de l'Aude De 1926 à 1945 : élu sénateur
de l'Aude et est inscrit au groupe de la Gauche Démocratique,
Radicale et Radicale-Socialiste 1906 à 1909 : sous-secrétaire
d'Etat à l'Intérieur dans le cabinet Sarrien puis
dans le premier cabinet Clemenceau 1909 à 1910 : sous-secrétaire
d'Etat à la Guerre dans le premier cabinet Briand. 1914 à 1915 : ministre de l'Instruction
publique et des Beaux-arts dans le premier puis second cabinet
Viviani 1920 à 1924 : ministre des Colonies
dans les cabinets Millerand, Leygues, le septième cabinet
Briand et le second cabinet Poincaré 1926 à 1928 : ministre de l'Intérieur
dans le quatrième cabinet d'Union nationale de Poincaré Février 1930 : ministre de la Marine
dans le premier cabinet Chautemps De décembre 1930 à janvier
1931 : ministre de la Marine militaire dans le cabinet Steeg De juin 1932 à octobre 1933 : ministre
des Colonies dans le troisième cabinet Herriot, puis dans
les cabinets Paul-Boncour et Daladier D'octobre à novembre 1933 : président
du Conseil et ministre de la Marine De novembre 1933 à janvier 1934
: ministre de la Marine dans le second cabinet Chautemps De février à novembre 1934
: ministre de l'Intérieur dans le cabinet Gaston Doumergue De janvier à juin 1936 : président
du Conseil et ministre de l'Intérieur De juin 1937 à janvier 1938 : ministre
d'Etat dans les troisième et quatrième cabinets
Chautemps De janvier à mars 1938 : ministre
de l'Intérieur De mars à avril 1938 : ministre
d'Etat dans le second cabinet Léon Blum De avril 1938 à mars 1940 : ministre
de l'Intérieur dans le troisième cabinet Daladier De mars à juin 1940 : ministre de
l'Education nationale dans le cabinet Paul Reynaud 1947 : nommé à l'Assemblée
de l'Union française, il en devient président en
1951
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Joseph
PAUL-BONCOUR (1873-1972)
Docteur en droit /Avocat
Secrétaire particulier de Waldeck-Rousseau en 1899, il
devient Directeur de cabinet et Directeur personnel de Viviani
au ministère du Travail de 1906 à 1919. Elu au Conseil général du
Loir-et-Cher de 1909 à 1919, il entre à la Chambre
comme député du Loir-et-Cher en 1909 puis député
du Tarn en 1924. Il sera réélu en 1928. A la tête du ministère du
Travail et de la prévoyance sociale en 1911, il adhère
à la SFIO de 1916 à 1931. De 1931 à 1941, il est élu
sénateur du Loir-et-Cher et s'inscrit au groupe de la Gauche
Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste. Parallèlement,
il assied son influence locale dans le Tarn en entrant au Conseil
général qui le porte à sa présidence
en octobre 1932. Ministre de la Guerre dans le 3ème
cabinet d'Herriot, il devient président du Conseil la même
année, puis ministre des Affaires étrangères,
portefeuille qu'il conserve pendant un an. En 1934, il reprend le ministère
de la Défense nationale puis entre dans le 2éme
Cabinet Sarraut comme Ministre d'Etat en 1936. Il revient aux
Affaires étrangères en 1938 dans le 2éme
cabinet Blum. En juillet 1940, il refuse d'accorder au
Maréchal Pétain les pleins pouvoirs constituants.
A la Libération, il rejoint la SFIO, qu'il représente
à l'Assemblée consultative puis au Conseil de la
République. Il la quitte en 1951 et se retire de la vie
politique.
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Jean
VALADIER (1878-1957)
En 1912, il devient conseiller municipal
de Brou en Eure-et-Loir puis maire et conseiller général
en 1926.
Sous la bannière radicale, il gagne au second tour les
élections sénatoriales en profitant de tous les
désistements des candidats des partis républicains
de gauche. Il siège à la Haute-Assemblée
comme sénateur de l'Eure-et-Loir de 1928 à 1945
et s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique, Radicale
et Radicale-Socialiste. Membre de la Commission d'hygiène,
d'assistance, d'assurance et de prévoyance sociale, dès
1928, il participe à de nombreux débats. Il présente
divers rapports au nom de cette commission. De 1930 à 1940, il est membre de
la Commission des Finances et participe à toutes les discussions
budgétaires. Edouard Daladier l'appelle en 1934 au ministère
du Travail et de la Prévoyance sociale. Proclamé vice-président du
Sénat en janvier 1940, il est désigné pour
présider la Haute-Cour de Justice la même année.
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Henri
QUEUILLE (1884-1970)
Diplômé de la faculté de médecine
Conseiller municipal puis maire de Neuvic
en 1912, Henri Queuille entre au Conseil général
de la Corrèze en 1913 avant de siéger à la
Chambre comme député radical en 1914. En 1924, il
est élu comme tête de liste du Cartel des Gauches. Durant les dernières années
de la IIIème République, il remplit les charges
de ministre de la Santé publique de 1930 à 1931,
de ministre des Postes, Télégraphes et Téléphones
en 1932, de ministre des Travaux publics de 1937 à 1938
et de ministre du Ravitaillement en 1940, dans le cabinet Paul
Reynaud. En 1935, il est élu sénateur
de la Corrèze. Il est inscrit au groupe de la Gauche Démocratique,
Radicale et Radicale-Socialiste. Son expérience parlementaire
et sa connaissance des problèmes agricoles lui valent d'occuper
la fonction de ministre de l'Agriculture à 13 reprises. Il refuse de voter les pleins pouvoirs
au maréchal Pétain en 1940 et rejoint le général
de Gaulle à Londres. Il se voit confier la présidence
du débarquement et est nommé commissaire d'Etat
chargé du comité de libération nationale. En juin 1944, il devient ministre d'Etat
du premier gouvernement provisoire de la République. Après
avoir assuré l'interim de la Présidence du gouvernement
provisoire pendant les absences du général de Gaulle,
il rentre à Paris et se retire à Neuvic en septembre
1944.
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Camille
CHAUTEMPS (1885-1963)
Diplômé de la faculté de droit.
En 1912, il prend la tête de la liste radicale aux élections
municipales et devient adjoint au maire de Tours.
Maire de Tours en 1919, il est élu
député radical de l¹Indre et Loire puis député
du Loir et Cher de 1929 à 1934, date à laquelle
il devient sénateur. Il s'inscrit au groupe de la Gauche
Démocratique, Radicale et Radicale-Socialiste jusqu'en
1941.
Président du Conseil en février 1930, son second
gouvernement de novembre 1933 à janvier 1934 est ébranlé
par l¹affaire Stavisky.
Il devient ministre d¹Etat de Léon Blum de juin 1936
à juin 1937 et lui succède à la tête
du Gouvernement de juin 1937 à mars 1938. A partir de 1938, il procède à
la nationalisation des chemins de fer et à la création
de la SNCF. De 1938 à 1940, il est vice-président
du Conseil des Gouvernements Daladier puis du Gouvernement Paul
Reynaud. Dès juillet 1940, il favorise l¹arrivée
au pouvoir du Maréchal Pétain et fait partie de
son gouvernement. En novembre 1940, il part pour Washington
et choisit d'y demeurer jusqu'en 1944, date à laquelle
il gagne l'Afrique du Nord. Après la Libération,
il partage sa vie entre Paris et Washington, où réside
sa famille.
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Gaston
MONNERVILLE (1897-1991)
Diplômé des facultés
de lettres et de droit, avocat à Toulouse en 1918, il est
inscrit au barreau de Paris en 1921 et préside l'Union
des jeunes avocats en 1927. Gaston Monnerville milite dans différentes
associations : Ligue des Droits de l'homme, Ligue internationale
contre le racisme et l'antisémitisme... Il veut instruire
la métropole des problèmes de la Guyane à
travers l'action de l'Union des Guyanais et des amis de la Guyane
ainsi que du Cercle d'études et d'action coloniales. Aux élections de 1932, il est élu
député de la Martinique et consacre l'essentiel
de ses activités à la question coloniale. A partir
de 1937, il devient sous-secrétaire d'Etat aux colonies
dans le cabinet C.Chautemps, jusqu'en 1938. Il participe aux côtés du
docteur Jean Mazé à la reconstruction du Parti Radical
qu'il représente à l'Assemblée consultative
provisoire. Il est élu député aux deux Assemblées
constituantes de 1945 à 1946 date à partir de laquelle
il devient sénateur de la Guyane. Il est inscrit au groupe
du Rassemblement des Gauches Républicaines. Il obtient en 1946, la transformation des
"quatre vieilles" colonies en départements français,
la création d'un fonds d'investissement et de développement
économique et social (FIDES) et la représentation
des intérêts ultra-marins par la nouvelle Assemblée
de l'Union française. De 1947 à 1958, il siège
au Conseil de la République dont il devient président.
Il est élu en 1948 sénateur du Lot. Il est inscrit
au groupe du Rassemblement des Gauches Républicaines et
de la Gauche Démocratique. Il sera réélu
en 1955, 1959 et 1965. Conseiller général du canton
de Sousceyrac de 1949-1973, il préside le Conseil général
du Lot de 1951 à 1970 et conserve son mandat de maire de
Saint-Céré de 1964 à 1971. En 1958, il est désigné président
du Sénat et démissionne de ce poste en 1968, l'année
de l'annonce de la réforme de la Chambre Haute. Il consent à l'indépendance
de l'Algérie en 1962 et s'oppose à la marche vers
l'indépendance des territoires d'outre-mer. Lorsque le
général de Gaulle propose l'élection du président
au suffrage universel direct, Monnerville entre dans une opposition
définitive à la Vème République. Alain Poher le nomme membre du Conseil
constitutionnel en 1974. Il y siège jusqu'en 1983.
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Édouard
BONNEFOUS (1907)
Diplômé de l'Ecole libre des sciences politiques et
de l'Institut des hautes études internationales
1946-1958 : député de Seine-et-Oise
1948-1952 : président de la commission
des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale 1948-1951 : délégué
de la France aux Nations Unies 1952 : ministre du Commerce et de l'Industrie,
cabinet Edgar Faure 1953 : ministre d'Etat, cabinet René
Mayer 1953-1955 : président d'honneur
de la Société d'économie politique, vice-président
du Comité national du livre français à l'étranger,
président du Comité directeur de l'Année
politique, président d'honneur du Comité parlementaire
français du commerce et de l'industrie, président
du groupe de l'UDSR de l'Assemblée nationale 1955-1956 : ministre des PTT, cabinet Edgar
Faure 1956 : membre du Conseil supérieur
de la recherche scientifique et du progrès technique 1957 : ministre des Travaux publics, cabinet
Maurice Bourgès-Maunoury 1957-1958 : ministre des Transports, cabinet
Félix Gaillard 1958 : ministre du Tourisme, cabinet Pierre
Pflimlin 1958 : membre de l'Institut (Académie
des sciences morales et politiques) 1959-1968 : sénateur de Seine-et-Oise,
inscrit au groupe de la Gauche Démocratique 1968 : sénateur des Yvelines, réélu
en 1977, inscrit au groupe de la Gauche Démocratique 1968 : président de l'Académie
des sciences morales et politiques 1972-1986 : vice-président du groupe
de la Gauche démocratique 1978-1994 : Chancelier de l'Institut Depuis 1980 : membre de l'Académie
de médecine 1986-1992 : conseiller régional
d'Ile de France
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Edgar
FAURE (1908 - 1988)
Agrégé en Droit
Diplômé de l'Ecole des langues orientales vivantes
Depuis 1929 : avocat à la Cour de
Paris 1944 : secrétaire général
adjoint chargé des services législatifs de la présidence
du Comité français de la Libération puis
du gouvernement provisoire à Alger 1946-1958 : député radical-socialiste
du Jura 1947-1970 : maire de Port-Lesney 1949-1967 : président du Conseil
général du Jura Depuis 1967 : conseiller général
du canton de Pontarlier Depuis 1967 : vice-président du
Conseil général du Doubs 1971-1977 : maire de Pontarlier 1949, 1950, 1951 : secrétaire d'Etat
aux Finances puis ministre de Budget 1951 : ministre de la Justice, cabinet
René Pleven 1952 : président du Conseil, ministre
des Finances 1952-1953 : président de la commission
des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale 1953 : ministre des Finances et des Affaires
économiques, cabinet Joseph Laniel 1954 : ministre des Finances, des Affaires
économiques et du Plan, cabinet Pierre Mendès France 1955-1956 : président du Conseil
des ministres 1958 : ministre des Finances, cabinet Pierre
Pflimlin 1959-1966 : sénateur du Jura, inscrit
au groupe de la Gauche Démocratique 1962 : professeur à la Faculté
de Dijon 1966-1968 : ministre de l'Agriculture,
cabinet Georges Pompidou 1967-1980 : député Vème
République du Doubs 1968-1969 : ministre de l'Education nationale,
cabinet Maurice Couve de Murville Depuis 1971 : président de la Commission
internationale sur le développement de l'éducation 1972-1973 : ministre d'Etat, chargé
des Affaires sociales, cabinet Pierre Messmer 1973-1978 : président de l'Assemblée
nationale Depuis 1974 : président du Conseil
de la région Franche-Comté 1978 : élu à l'Académie
française
1980 : sénateur du Doubs
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Max
LEJEUNE (1909-1995)
Diplômé de la faculté
de lettres, diplomé de géographie
1936-1940 : député d'Abbeville
1944-1945 : délégué
à l'Assemblée consultative provisoire 1945-1946 : membre des deux assemblées
constituantes 1945-1988 : membre puis président
puis président d'honneur du Conseil général
de la Somme 1946-1958 : député socialiste
de la Somme 1947 : ministre des Anciens combattants,
gouvernement Blum 1947-1948 : vice-président de l'Assemblée
nationale 1947-1989 : maire d'Abbeville 1948-1951 : secrétaire d'Etat aux
Forces armées 1954-1955 : président de la commission
de la défense nationale de l'Assemblée nationale
1956-1957 : secrétaire d'Etat aux
Forces armées, cabinet Guy Mollet 1957-1958 : ministre du Sahara 1958 : ministre d'Etat 1958-1959 : ministre du Sahara, cabinet
Charles de Gaulle 1958-1977 : député de la
Somme 1967-1968 : vice-président de l'Assemblée
nationale 1970-1971 : vice-président de l'Assemblée
nationale 1973-1995 : président-fondateur
du mouvement démocrate socialiste de France devenu par
la suite Parti Social Démocrate de France 1973 : juge titulaire de la Haute Cour
de justice 1974-1977 : président du groupe
des Réformateurs, des centristes et des démocrates
sociaux de l'Assemblée nationale 1977-1995 : sénateur de la Somme,
inscrit au groupe de la Gauche Démocratique devenue en
1989 groupe du Rassemblement Démocratique et Européen
1978 : président du Conseil régional
de Picardie
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Louis
BRIVES (1912)
Diplômé de la faculté de droit et de l'Ecole
notariale de Toulouse
Depuis 1950 : propriétaire-exploitant
à Cuq-Toulza Maire de Cuq-Toulza depuis 1946, Louis
Brives devient en 1961 conseiller général du Tarn
(canton de Cuq-Toulza) puis président de ce Conseil général
de 1976 à 1982. Sénateur du Tarn de 1968 à
1995, il s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique
qui devient groupe du Rassemblement Démocratique Européen
en 1989. Juge titulaire à la Haute Cour de
justice depuis 1974, il préside en 1985 la commission des
travaux publics puis la commission de l'industrie du Conseil général
du Tarn.
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Michel
DEBRÉ (1912- 1996)
Diplomé de la faculté de droit et de l'Ecole libre
des sciences politiques
1935 : auditeur au Conseil d'Etat
Maître des requêtes au Conseil
d'Etat 1943-1944 : adjoint au délégué
en France occupée du gouvernement de Londres puis d'Alger 1944-1945 : commissaire régional
de la République 1947 : chargé de mission pour la
réforme administrative auprès du général
de Gaulle, président du Gouvernement provisoire, secrétaire
général aux Affaires allemandes et autrichiennes 1948-1958 : sénateur d'Indre-et-Loire,
inscrit au groupe du Rassemblement des Gauches Républicaines
et de la Gauche Démocratique, devenu en octobre 1956 le
groupe de la Gauche Démocratique 1949 : fondateur de L'Echo de la Touraine 1951-1970 : conseiller général
d'Indre-et-Loire 1955-1958 : président du groupe
sénatorial des républicains sociaux 1957 : fondateur et directeur du Courrier
de la Colère 1958-1959 : ministre de la Justice dans
le cabinet Charles de Gaulle 1959 : conseiller municipal à la
mairie d'Amboise 1959-1962 : Premier Ministre 1963-1966 : député de la
Réunion 1966-1967 : ministre de l'Economie et des
Finances 1966-1989 : maire d'Amboise 1968-1969 : ministre des Affaires étrangères 1969-1973 : ministre d'Etat chargé
de la Défense nationale 1973-1988 : député UDR de
la Réunion 1974 : maître des requêtes
honoraire au Conseil d'Etat 1976-1992 : conseiller général
d'Indre-et-Loire 1979 : représentant à l'Assemblée
des communautés européennes 1979 : président du groupe RPR à
l'Assemblée nationale 1988 : élu à l'Académie
française
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Abel
SEMPE (1912)
Diplômé d'une Ecole de journalisme Viticulteur-négociant en Armagnac
depuis 1932 Elu maire d'Aignan en 1945, Abel Sempé
conserve son mandat jusqu'en 1983 date à partir de laquelle
il siège au conseiller municipal. Il devient conseiller
général du canton d'Aignan en 1945 et se voit réélu
successivement de 1951 à 1988. Il est investi du mandat de sénateur
du Gers en juin 1955 et le conserve jusqu'en 1989. Il est inscrit
au groupe des Gauches Républicaines et de la Gauche Démocratique
qui devient en 1956 le groupe de la Gauche Démocratique.
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François
MITTERRAND (1916-1996)
Diplômé de la faculté de droit et de lettres
Diplômé de l'Ecole libre des sciences politiques
1944 : secrétaire général aux prisonniers
de guerre 1946-1958 : député de la
Nièvre 1947-1948 : ministre des Anciens combattants
secrétaire d'Etat à la présidence
du Conseil, cabinets André Marie, Robert Schuman, Henri
Queuille ministre d'Etat, cabinet Edgar Faure ancien président national de l'UDSR
1949 : conseiller général
du canton de Montsauche, il est réélu en 1955, 1961,
1967 et 1973 1954-1955 : ministre de l'Intérieur,
cabinet Pierre Mendès France 1954-1995 : journaliste, avocat au barreau
de Paris 1956-1957 : ministre d'Etat, Garde des
Sceaux, chargé de la Justice 1959-1981 : maire de Château-Chinon
1959-1962 : sénateur de la Nièvre,
inscrit au groupe de la Gauche Démocratique 1962 : député de la Nièvre
1965 : candidat non élu à
la présidence de la République 1965-1968 : président de la Fédération
de la gauche démocrate et socialiste 1964-1981 : président du Conseil
général de la Nièvre 1970-1971 : président du praesidium
de la Convention des institutions républicaines 1971-1981 : premier secrétaire du
parti socialiste 1972-1981 : vice-président de l'Internationale
socialiste 1974 : candidat non élu à
la présidence de la République 1978-1981 : député de la
Nièvre 1981-1995 : président de la République
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Étienne
DAILLY (1918-1996)
Ingénieur de l¹Ecole
supérieure des travaux publics de Paris
Administrateur de sociétés, consultant juridique et
financier.
Elu sénateur de Seine-et-Marne de
1959 à 1995, il s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique
qui devient en 1989 le groupe du Rassemblement Démocratique
et Européen. Il conserve son mandat de maire de Montcourt-Fromonville
de 1957 à 1965 et se trouve à la tête de la
mairie de Nemours de 1965 à 1971. Conseiller général de Seine-et-Marne
de 1961 à 1977, il devient Président du Conseil
général de 1967 à 1977 puis président
d'honneur. Vice-président du Sénat en
1968, il est réélu en 1971, 1974, 1977, 1980, 1983,
1986, 1989 et 1992 et se voit confier la présidence du
Sénat par interim lorsque le Président Poher exerce
les fonctions par interim de Président de la République
à la suite du décés de Georges Pompidou.
Depuis 1962, il adminstra plusieurs sociétés
dont la Compagnie française de sucrerie. Président
de Lancia-France de 1969 à 1971, il est administrateur
de la Banque occidentale pour l¹industrie et le commerce
de 1971 à 1981, de la Compagnie électro-financière
de 1979 à 1981, de Brisa SA de 1979 à 1988, de la
Générale occidentale de 1981 à 1991, de la
Compagnie occidentale forestière de 1985 à 1988
et de la Compagnie Saupiquet de 1989 à 1996. Administrateur du District de la région
de Paris de 1961 à 1973, il est conseiller régional
d'Ile de France de 1961 à 1973 et de 1976 à 1982.
Premier vice-président puis président
d'honneur du Parti Radical en 1994, il devient membre du Conseil
constitutionnel et vice-président honoraire du Sénat
à partir de 1995.
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Edgard
PISANI (1918)
Docteur en lettres
Sous-préfet puis chef de cabinet
du préfet de police en 1944, Edgar Pisani devient directeur
de cabinet du ministre de l'Intérieur en 1946. En 1946, il est préfet de la Haute-Loire
et directeur de cabinet de la Défense nationale. Préfet de la Haute-Marne en 1947,
il est élu sénateur de 1954 à 1961 et s'inscrit
au groupe du Rassemblement des Gauches Républicaines et
de la Gauche Démocratique qui prend le nom de Gauche Démocratique
en 1956. Membre de plusieurs gouvernements, il exerce
les fonctions de ministre de l'Agriculture dans les cabinets Michel
Debré de 1961 à 1962, et de Georges Pompidou de
1962 à 1966, de ministre de l'Equipement dans le troisième
cabinet Pompidou de 1966 à 1967, ministre de l'Equipement
et du Logement dans le quatrième cabinet Georges Pompidou
en avril 1967, l'année où il donne sa démission
de membre de gouvernement. Conseiller général du canton
de Montreuil-Bellay de 1964 à 1965, il est élu maire
de la commune de 1965 à 1975. Il siège à l'Assemblée
nationale en 1967 comme député du Maine-et-Loire
et au Sénat de 1974 à 1981, comme sénateur
socialiste de la Haute-Marne. Ministre chargé de la Nouvelle-Calédonie
en 1985, il est chargé de mission auprès du Président
de la République de 1986 à 1992. Il préside l'Institut de monde arabe
de 1988 à 1995 et entre au Conseil économique et
social en 1992.
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François
GIACOBBI (1919-1997)
Diplômé de la faculté de droit
Avocat inscrit au barreau de Corte depuis 1952
Rédacteur à l'Agence télégraphique
universelle de 1946 à 1948, François Giacobbi devient
rédacteur à Paris-Match et à l'Action automobile.
Maire de Venaco en 1951, il est conseiller
général du canton de Vezzani de 1951 à 1956.
Il siège à l¹Assemblée
nationale de 1956 à 1958 comme député radical-socialiste
de la Corse puis est nommé sous-secrétaire d¹Etat
à la présidence du Conseil de 1957 à 1958.
De 1959 à 1976, il se voit confier
la présidence du Conseil général de la Corse.
Elu sénateur de la Corse en 1962
puis de la Haute-Corse, il est réélu en 1971, 1980
et 1989 et s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique
qui devient en 1989 le groupe du Rassemblement Démocratique
et Européen puis groupe du Rassemblement Démocratique
et Social Européen en 1995. Premier vice-président de la CODER
de 1964 à 1973, il se consacre à la Fédération
des parcs naturels de France en 1971 puis se voit confier les
présidences du Syndicat mixte de réalisation et
de gestion du parc naturel régional de Corse et de la Fédération
des parcs naturels et nationaux d'Europe de 1974 à 1979.
Investi de la présidence du
Conseil régional de la Corse de 1974 à 1979, il
devient président puis membre du Conseil général
de Haute-Corse de 1976 à 1992.
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Michel
DURAFOUR (1920)
Diplômé de la faculté de droit et de l'Ecole
libre des sciences politiques.
Chargé de mission au cabinet du ministre de l'Information
de 1944 à 1946, il est adjoint au maire de Saint-Etienne
de 1947 à 1965 puis maire de cette commune de 1965 à
1977.
Sénateur de la Loire non inscrit
de 1965 à 1967, il est député de ce département
de 1967 à 1968 et de 1973 à 1974. Président du groupe des Réformateurs
Démocrates Sociaux de l'Assemblée nationale de 1973
à 1974, il remplit les fonctions de ministre du Travail
de 1974 à 1976 puis de ministre délégué
auprès du Premier ministre, chargé de l'Economie,
des Finances et du Budget de 1976 à 1977. De 1978 à 1981, il est élu
député radical-socialiste de la Loire et préside
la commission de la production et des échanges de l'Assemblée
nationale en 1978. De 1980 à 1981, il préside
le Conseil régional Rhône-Alpes et poursuit une carrière
universitaire en tant que professeur à l'université
de Paris-IX, de Paris-I et de Lyon III.
Sénateur de la Loire de 1983
à 1988, il est inscrit au groupe de la Gauche Démocratique.
Ministre d'Etat puis ministre de la Fonction publique et des Réformes
administratives de 1989 à 1991, il devient Conseiller d'Etat
en service extraordinaire à partir de 1992.
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Maurice
FAURE (1922)
Agrégé d'histoire et de géographie, docteur
en droit
Professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Toulouse.
1947 : attaché au Cabinet d'Yvon
Delbos, ministre d'Etat. 1947-1948 : chargé de mission au
cabinet de Maurice Bourgès-Maunoury (secrétaire
d'Etat au Budget). 1950-1951 : chef de cabinet de Maurice
Bourgès-Maunoury (secrétaire d'Etat à la
Présidence du Conseil). 1951 : élu député
du Lot et réélu en 1956. 1953-1955 : secrétaire général
du Parti Radical-Socialiste. 1956-1957 : secrétaire d'Etat aux
Affaires étrangères dans le cabinet Guy Mollet.
1957-1958 : secrétaire d'Etat aux
Affaires étrangères dans les cabinets Bourgès-Maunoury
et Félix Gaillard. Mai 1958 : ministre de l'Intérieur
puis ministre des Institutions européennes dans le cabinet
Pierre Pflimlin. 1958 - 1983 : député du Lot.
1960-1962 : président du Groupe
de l'Entente démocratique de l'Assemblée nationale
1961-1965 et 1969-1971 : président
du Parti Radical-Socialiste 1962-1967 : président du groupe
du Rassemblement Démocratique de l'Assemblée nationale
1964-1970 : président de la Commission
de Développement Economique Régionale (CODER) Midi-Pyrénées.
1965-1990 : maire de Prayssac, maire de
Cahors. Depuis 1974 : vice-président du
Conseil de la région Midi-Pyrénées. Mai 1981-Juin 1981 : Garde des Sceaux,
ministre de la Justice dans le premier gouvernement Pierre Mauroy
1983-1988 : sénateur du Lot, inscrit
au groupe de la Gauche Démocratique 1988-1989 : ministre d'Etat, ministre de
l'Equipement et du Logement. Depuis 1989 : membre du Conseil Constitutionnel.
Depuis 1994 : président d'honneur
du Conseil général du Lot.
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Ernest
CARTIGNY (1923)
Président de la Compagnie française de diffusion SA
de 1959 à 1987.
Président de la fédération du Parti Républicain
de Seine-Saint-Denis de 1977 à 1981, Ernest Cartigny fonde
puis préside de 1978 à 1986 la Fédération
UDF de Seine-Saint-Denis.
A partir de 1983, il devient conseiller
municipal d'Aubervilliers. En 1986, il est élu à
la Haute-Assemblée comme sénateur de Seine-Saint-Denis
et s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique. De 1989 à 1995, il préside
le groupe du Rassemblement Démocratique et Européen
et se voit confier la vice-présidence du Sénat de
mars à septembre 1995. Rapporteur du budget de l'aviation civile
et président du Comité national de coordination
pour le développement de l'aviation générale,
Ernest Cartigny se consacre, en 1992, à la présidence
du groupe d'études de l'aviation civile.
Vice-président de l'aéro-club
de France, il administre le musée de l'air et de l'espace
à partir de 1994.
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Josy
MOINET (1929)
Diplômé de la faculté de droit et de sciences
économiques de Poitiers.
Inspecteur (1956) puis administrateur financier (1967-1973) à
la Caisse nationale de Crédit Agricole.
Maire de Saint-Rogatien depuis 1959, il
préside l'association des maires de la Charente-Maritime
depuis 1970. Elu conseiller général de la Charente-Maritime
de 1973 à 1992, il devient président du Conseil
général de 1976 à 1982, avant d'être
proclamé sénateur de la Charente-Maritime en 1973.
Il s'inscrit au groupe de la Gauche Démocratique. Secrétaire du Bureau du Sénat
en 1986, il préside le groupe de la Gauche Démocratique
de 1988 à 1989, devenu en 1989 le groupe du Rassemblement
Démocratique et Européen.
De 1990 à 1994, il entre au
Conseil d'Etat et préside la Fédération nationale
des Collectivités concédantes et régies (FNCCR).
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